Les couches lavables

  • 1 tonne. C'est la quantité de déchets générés par les couches d'un bébé, de sa naissance à son apprentissage de la propreté (en volume cela représente une pièce de 10 m2 remplie du sol au plafond).
  • 4000 tonnes. C’est la quantité  de couches jetables incinérées sur le territoire de Chambéry Métropole en 2011 (820 000 tonnes au niveau national).
  • 60 personnes. C’est le nombre de participants aux ateliers d'information et de sensibilisation aux couches lavables en 2016.
  • 80%. C’est le pourcentage de familles qui adoptent les couches lavables après avoir assisté à un atelier.

Participer à un atelier

Ouvert à tous et gratuit, un atelier d'information mensuel sur les couches lavables et leur utilisation au quotidien est proposé par la direction de la gestion des déchets de Chambéry Métropole- Cœur des Bauges.

Celui-ci a lieu tous les 1ers mercredis de chaque mois (excepté en août) à la maison des associations de Chambéry (67 rue Saint François de sales) de 15h à 17h.

Il suffit de s'inscrire : 0 800 881 007 ou gestion.dechets@chambery-bauges-metropole.fr

Si vous souhaitez tester les couches lavables pour votre/vos enfant(s) avant d'investir durablement dans cette alternative, des kits complets (une vingtaine de couches & accessoires) sont disponibles en prêt (6 kits au total : 2 kits "2-5kg", 3 kits "4.5-8kg" et 1 kit « 7-13kg ») pour une durée de 20 jours.

Le prêt de ces kits est réservé uniquement aux habitants de Chambéry Métropole - Cœur des Bauges  ayant au préalable participé à un des ateliers d'information. 

Utiliser des couches lavables

Impacts environnementaux

Les couches : véritable fardeau pour les parents parce qu'elles rythment la vie de bébé jusqu'à ce qu'il soit propre, elles le sont aussi pour la planète. De la naissance à l'apprentissage de la propreté, UNE tonne de déchets de couches est produite, soit environ 5500 couches.

Sachez également que : 

  • 1 tasse de pétrole est nécessaire pour la fabrication d'UNE SEULE couche jetable.
  • 5 arbres sont utilisés pour la fabrication de la cellulose présente dans les couches utilisées par un bébé, de sa naissance à l'âge de 2½ ans.
  • 60 fois plus de déchets sont générés par les couches jetables.

Impacts économiques

Question porte-monnaie, la facture est élevée : entre 1 200 et 2 400 € (en moyenne) de couches jetables par bébé sur 2½ ans. La facture pour des couches lavables, sur cette même période de 2½ ans, est beaucoup moins élevée : entre 250 et 950 € (en moyenne) auquel il faut ajouter le coût du lavage estimé à 150 euros pour 2 an ½ .

Autres avantages des couches lavables :

  •  Achat et revente d'occasion possible.
  • Utilisation pour plusieurs enfants.
  • Location possible pour essayer différents modèles et par simplicité.

 Impacts sanitaires

Certaines études et analyses des couches jetables révèlent la présence  de certains produits chimiques toxiques et nocifs :

-          Les Composés Organiques Volatils (COV) : toluène, ethylbenzène... qui peuvent entraîner des problèmes respiratoires.

 -          Le Trybutilétain (TBT) : absorbé par la peau du bébé, même à de très faibles concentrations, il est nuisible au système immunitaire et perturbateur endocrinien.

  • Les dioxines (un résidu du blanchiment au chlore de la couche) : en cause dans des les dérèglements hormonaux, les troubles neurologiques, l’infertilité ou encore l’affaiblissement du système immunitaire.
  • Le benzène et les Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques (HAP) : cancérigène.
  • Les parfums et capteurs d'odeurs : innocuité douteuse.
  • Le polyacrylate de sodium (gel absorbant pour obtenir l'effet "fesses au sec") : risques de choc toxique (notez que ce produit a été interdit dans les tampons hygiéniques féminins en 1985).

 Il y a quelques années le Conseil départemental de l’Isère faisait état d’une cinquantaine de produits chimiques présents dans les couches jetables.

En janvier 2017 le magazine 60 millions de consommateurs épingle 10 des 12 modèles de couches jetables testés : y sont notamment décelés du glyphosate et autres pesticides, des COV, des dioxines et furanes ou encore des HAP.